Verre en cristal

Le service de verre est l’élément qui se remarque le plus dans un couvet élégamment dressé. Verres à vin, gobelets, chopes, flûtes à champagne, nous dénichons ces pièces chez des particuliers avant de les confier, pour certaines, à notre artisan installé en Lorraine. Taille, polissage ou sablage, une cure de jouvence s’impose !

Retrouvez nos verres en cristal, et bien plus encore dans notre catégorie : cristallerie.

La fabrication d’un verre en cristal, un véritable savoir-faire

Avant de devenir cet objet brillant et raffiné, notre verre en cristal subit de nombreux traitements. Le verre est un objet d’art, l’adresse, le talent et le savoir-faire du verrier font de chaque pièce un travail unique.

La composition du cristal

Pour fabriquer un verre en cristal, ce matériau doit subir deux opérations indispensables pour sa qualité : la composition et la fusion.

D’une manière générale, le cristal est composé d’une partie de potasse, de deux parties de minium de plomb, de trois parties de silice (du sable extra-blanc), d’une certaine quantité de groisil ou de cristal cassé.

Le groisil est ajouté pour faciliter la fusion du cristal, tandis que le plomb en assure la limpidité, la sonorité, la densité et l’éclat. Depuis la promulgation de l’arrêté du 11 octobre 1962, des normes précises ont été adoptées pour l’appellation et les conditions d’utilisation de l’appellation « cristal ».

Ainsi, « cristal » désigne un verre doté d’un indice de réfraction supérieur ou égal à 1,545 ; et un « cristal de plomb » a le même indice de réfraction, ainsi qu’une teneur en oxyde de plomb d’au moins 24%.

À savoir que l’indice de réfraction se manifeste par une plus grande facilité de réflexion totale de la lumière, réduisant au minimum la sortie de la lumière depuis la matière.

La fusion du cristal

La composition pour concevoir le cristal est mise dans un four comportant 12 creusets ou pots faits de terre argileuse. Ces creusets doivent être parfaits en termes d’étanchéité, et ne comportent ainsi aucune fissure.

Pour être utilisables, les pots sont séchés dans une chambre chaude pendant quelques mois. Après quelques semaines, les pots utilisés doivent être remplacés.

Le cristal subit 20 à 40 heures d’enfournement avant d’être prêt au travail. La matière sera mise en contact avec un corps chaud, auquel le cristal en fusion va s’attacher.

Par la suite, le maître verrier plonge une canne d’acier dans le pot pour cueillir la paraison, une quantité de cristal en fusion rougeoyant. C’est à ce moment que commence le travail à chaud : mise en forme de la paraison, amassée au bout de la canne d’acier.

Puis, le souffleur épouille la paraison pour enlever les impuretés, et modélise la forme à l’aide d’une « mailloche », c’est-à-dire, répartir l’épaisseur du verre de manière uniforme, tout en roulant le cristal dans une sorte de gabarit en bois de merisier.

Ensuite, l’artisan souffle dans la canne pour percer la paraison, et met la boule rougeoyante sur un tabouret situé au-dessus du moule farté en charbon de bois. Tout en faisant tourner la canne entre ses paumes, l’artisan souffle de nouveau dans la canne pour donner à la matière la forme de l’intérieur du moule. C’est l’ébauche.

Après, une nouvelle quantité de matière en fusion est étirée pour fabriquer la jambe du futur verre, coupant l’excès de cristal à l’aide de ciseaux, et concevant le pied avec une palette.

Une fois formée, la pièce est séparée de la canne et mise à refroidir progressivement dans l’arche de recuit.

Au sortir de l’arche de recuit, chaque pièce est vérifiée : celles qui auront le moindre défaut seront cassées et réutilisées comme groisil dans une nouvelle composition.

Les pièces réussies subissent une première opération dite « décalottage » par choc thermique : enlever la calotte qui attachait la pièce à la canne du souffleur.

S’ensuivent le « flettage », qui consiste à régulariser la hauteur finale de la pièce ; ainsi qu’une troisième opération dite « rebrûlage » pour ramollir les bords du verre, qui ont été laissés à vif par le décalotage.

À ce stade, le verre a sa forme brute, et n’a plus de bords coupants. Ce qui termine le travail à chaud, et commence le travail à froid.

Le travail à froid est une étape importante pour la finition du verre. Cette étape comporte une opération de taille, qui va mettre en valeur la matière, jouant sur la lumière et la réflexion.

La taille est généralement réalisée à l’aide de roues abrasives. C’est une opération qui doit être réalisée de manière précise, avec minutie, habileté et sûreté.

L’artisan réalise d’abord une ébauche, avant de donner sa forme finale à la pièce. Pour ce faire, l’artiste se sert successivement des roues différentes pour obtenir diverses formes d’entaille.

La taille du cristal réduit la brillance de la matière, il faut alors la polir de nouveau. Ces quelques étapes de polissage du verre lui donnent son aspect final d’une brillance si particulière.

En réalisant ces quelques étapes essentielles, les artisans verriers nous proposent des objets d’exception, d’une beauté rare comme ces vases en cristal ou encore ces figurines.

Les plus grands verres en cristal de notre Histoire

Le verre au plomb que nous appelons « cristal » a déjà été fabriqué il y a plus de 1 000 ans. Depuis, de nombreuses civilisations ont utilisé cette matière pour concevoir des vases, des verres et d’autres objets d’art.

À travers l’Histoire, quelques verres en cristal ont fasciné le monde par leur beauté particulière. En voici quelques-uns :

Baccarat et le verre Harcourt 1841

Best-seller et icône de Baccarat, le verre modèle Harcourt fait partie du service Harcourt créé en 1841, mais baptisé ainsi seulement en 1920. Ce verre a orné la table des plus grands personnages de l’Histoire, pour ne citer que Napoléon III ; les salons de Versailles, les salons du Vatican, les résidences princières et royales, les ambassades…

Avec son pied hexagonal, sa taille à côtes plates et sa jambe à triple bouton, le verre Harcourt Baccarat 1841 attire aujourd’hui encore l’engouement des plus grands de ce monde, et donne l’inspiration aux artisans contemporains comme Philippe Starck, le designer français le plus connu au monde.

Les verres à vin du Tsar Baccarat

Initialement conçu pour le tsar Nicolas II, le tsar de toutes les Russies, ce verre à vin Baccarat est caractérisé par une jambe très haute et son décor à pointes de diamant et palmettes et un pied festonné.

Ce verre à vin de couleur rose haut de 36,5 cm a séduit rapidement toute la cour impériale.

Lalique et la collection 100 points

Elégance, raffinement, beauté et fonctionnalité définissent les spécificités de la collection 100 POINTS de Lalique. Cet ensemble de verres magnifiquement réalisés rehausse les sensations exquises de la dégustation de chaque type de vin : du blanc au rosé, en passant par le rouge, et du petit château au grand cru classé.

L’appellation « 100 POINTS » n’est pas sans rappeler la notation de la qualité d’un vin d’après Robert Parker. Cette collection est ainsi proposée pour la dégustation d’un vin qualité « exceptionnelle » (noté de 96 à 100).

Collection proposée par Lalique avec les marques de fabrique de l’enseigne : verre soufflé, jambes hautes en satiné repoli.

Tommy, le verre couleur best-seller de Saint-Louis

Créé en 1928 par Saint-Louis, le verre Roemer Tommy Saint-Louis attire par sa base en étoile et ses reflets éclatants des tailles diamants, flets et perles. Avec ses lignes pures et élégantes, le verre Tommy fête ses 94 ans cette année !

Ce verre de couleur bleu rehausse l’élégance des tables les plus raffinées, à l’instar de la Galerie des Glaces de Versailles.

Daum et la flûte roses en pâte de cristal

Cette flûte à champagne de la collection Roses signée Daum est une création classique de la maison Daum. Ces roses sont façonnées par une méthode de pâte de verre appelée cire perdue.

Technique rendue célèbre par la Cristallerie Daum en 1900, et retravaillée en 1968, la technique de la cire perdue est une méthode qui nécessite de la délicatesse et de la minutie…

Cette méthode implique la conception d’un moule et d’une pièce unique à chaque fois. Elle comprend plusieurs étapes, dont la première consiste au moulage du modèle.

L’artisan crée un modèle en plâtre ou plasticien en studio pour avoir une première esquisse. Par la suite, les détails, les volumes et les expressions seront travaillés minutieusement.

La pièce est, ensuite, moulée avec un élastomère ou du caoutchouc silicone. La cire est alors coulée dans le moule ainsi fabriqué.

Une fois refroidie, la cire se fige, formant un modèle qui sera séparé du moule. Une reproduction plus ou moins parfaite du modèle est ainsi créée, qui subira quelques étapes de perfectionnement.

Par la suite, du plâtre réfractaire sera coulé autour de la pièce. La cire sera placée dans une étude en vue de la faire fondre, afin d’obtenir un moule creux en plâtre réfractaire.

Ensuite, le cristal en fusion sera coulé dans le moule unique en plâtre réfractaire, à la quantité précise correspondant au volume de la pièce à fabriquer. À ce stade, la manufacture de Daum ajoutera des morceaux de cristal (groisil) de différentes couleurs et tailles dans le moule.

La dernière étape de la technique consiste à casser délicatement le moule en plâtre pour montrer la sculpture en pâte de verre nouvellement créée. Quelques opérations de finition achèveront de parfaire l’aspect extérieur et intérieur de la pièce.

Découvrez d’autres sculptures en cristal et des coupes en cristal sur notre guide.

Zalto et son verre d’une finesse inégalée

La collection de verre Zalto sort du lot par la finesse et l’élégance de ses modèles. De fabrication artisanale, les verres Zalto s’invitent sur les tables des grands de ce monde pour la dégustation de vins de qualité !

La région de Bohême et leurs verres à whisky

Le cristal de Bohême est également appelé « cristal de Tchécoslovaquie », du nom d’un ancien pays d’Europe centrale, qui avait regroupé la République Tchèque et la Slovaquie, de 1918 à 1992.

Les verriers de Bohême sont connus pour le talent de ses tailleurs et pour la qualité exceptionnelle de leur cristal. Le travail du verre est une tradition ancestrale en République tchèque, où les artisans se spécialisent dans la fabrication de vases, de coupes, de lustres et d’art de la table.

Les verres à whisky en cristal de Bohême sont particulièrement appréciés pour rehausser les sensations exquises de l’heure de l’apéritif !

La composition d’un service en cristal, comme à l’ancienne

Fier de votre origine et de l’élégance de vos traditions ancestrales ? Nous vous proposons de (re)découvrir la composition d’un service en cristal, telle que l’avaient établie nos ancêtres.

Un service de table devait alors comprendre 50 verres en cristal, dont une douzaine de verres à eau, une douzaine de verres à vin rouge, une douzaine de verres à madère (pour le vin blanc), une douzaine de flûtes à champagne (ou coupes), une carafe et un pichet. Oui, le compte y est, faites-nous confiance !

Néanmoins, ne cherchez pas à faire dans la perfection, faites votre choix en fonction de vos possibilités, l’espace disponible pour le service, mais aussi pour vos préférences.

La disposition des verres sur une table, on vous dit tout !

Vous aviez toujours eu envie de dresser votre table comme l’on faisait jadis dans les résidences royales ?

Lisez notre guide du dressage d’une table, un savoir-faire transmis de génération en génération depuis des millénaires.

Il existe un certain nombre de règles à respecter pour dresser une table à la française ou à l’anglaise.

Notre guide vous apprend les rudiments du bien se mettre à table : la position et la disposition des verres sur une table ; comment disposer et placer les couverts ; les règles d’or du couteau et de la fourchette ; le choix et la place des assiettes, du pain, de la carafe, du sel et du poivre…

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